Travaux de rempotage à la serre d’Orléans

Depuis un certain temps, beaucoup de plantes n’avaient pas été rempotées. Le substrat était précaire, en pleine décomposition (on s’habitue assez vite à l’odeur de putréfaction), et donc bien trop enrichie. La santé de certaines plantes était d’ailleurs remise en question. Il  était donc temps de se retrousser les manches. Mais ce travail qui nous attendait, nous a cependant réservé bien des surprises.


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Image 1 : Lombrics

Tout d’abord, lors de nos premières observations de substrats, nous avons remarqué la présence de lombrics endogés qui s’étaient bien épanouis dans la serre. Leurs capacités à enrichir et à aérer naturellement les sols leur donnent un rôle essentiel dans les écosystèmes. Mais les tourbières (milieux naturels des plantes carnivores) étant des territoires pauvres en élément minéraux, en azote, en phosphate et en matière organique, leur présence ne pouvait être tolérée. D’autant plus que leurs mouvements constants dans les pots font subir aux plantes, un stress régulier. Nous avons donc dû réfléchir à limiter leur émancipation, sans utiliser de traitements chimiques (interdit par le Jardin des plantes).

Ensuite, en transvasant les pots et les bacs à l’extérieur nous nous sommes aperçus d’un second problème. Un géotextile avait été initialement placé entre les pots et la bâche pour maintenir une humidité ambiante qui s’avère très précieuse en été. Mais ce tissu, en plus d’abriter certains lombrics, retenait une masse importante de lentilles d’eau en décomposition. Ces plantes aquatiques sont très utiles pour filtrer l’eau en azote, en phosphate, en élément organiques et en minéraux. Cependant leur décomposition dans l’eau libère ce qu’elles avaient consommés. Cela peut être assez embêtant quand on cherche à avoir une eau pauvre. Un second problème, s’est donc ajouté à la problématique initiale.

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Image 2: ça brille !

La première étape a donc consisté à extraire tous les pots et bacs à l’extérieur. Le géotextile a été ensuite enlevé, et une cession de nettoyage de bâche a débuté. A l’aide de pelle à balayette, de brosse, de seaux et d’huile de coude, il ne devait plus rester aucune lentille !

La deuxième étape, et d’ailleurs la plus grande, a été de rempoter toutes les plantes. Il nous a fallu un bon mois pour tout terminer. En même temps, chaque pot et chaque bac ont été soigneusement nettoyés. Et oui quand on veut lutter contre les lentilles, on ne fait pas ça à moitié !

Les bacs et les soucoupes ont été répartis dans la serre, directement sur la bâche, et ont été remplis petit à petit par les plantes fraichement rempotées.

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Image 3: installation de la pouzzolane entre les bacs

Pour remplacer le géotextile, nous avons testé la pouzzolane. Cette roche volcanique poreuse est utilisée pour drainer les substrats. Cette roche admet aussi une capacité de rétention d’eau assez importante grâce à ses pores. Ainsi un tapis de pouzzolane permettrait de maintenir une humidité ambiante au même titre que le géotextile. Cette roche serait aussi connue pour sa capacité à blesser les limaces et serait déjà utilisée comme véritable « muraille » pour protéger des potagers. Nous avons donc décidé de tester ces propriétés sur les lombrics, pour voir si elle s’applique aussi au tégument des lombrics. Ceux-ci pourraient ne plus se déplacer autant qu’ils voudraient. Mais cela reste encore à valider !

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