Le jardin botanique d’Atlanta

Etape finale de la Gulf Coast Expedition organisée par Redfern Natural History, le  jardin botanique d’Atlanta possède plusieurs collections : orchidées mais aussi… plantes carnivores bien sûr. Les admirateurs de Nepenthes de Bornéo et d’Heliamphora sont ici au paradis.

L’envers du décor n’est pas moins impressionnant : derrière les serres de rêve se cache en réalité une machinerie industrielle. Elle est indispensable pour insuffler l’air à la fois frais et très humide indispensable à la croissance des plantes tropicales d’altitude.

Dans les coulisses de l’exposition publique, jardiniers et botanistes sont aussi à l’œuvre pour préserver les plantes carnivores locales. Sur la base du matériel végétal sauvage collecté par les scientifiques, ils propagent les taxons par semis et clonage. Des milliers de plants sont ainsi patiemment cultivés à l’abri de leur pépinière depuis le stade de plantule jusqu’à celui d’adulte.

Un élevage d’insectes est même nécessaire pour nourrir cette colonie de plantes endémiques de la côte sud-est des Etats-Unis. Les plantes sont destinées à être réimplantées dans leur milieu d’origine, dans le but de soutenir les populations naturelles en déclin.

 

Des plantes carnivores en verre

Le jardin botanique d’Atlanta expose en plein air les œuvres monumentales en verre soufflé de Dale Chihuly. Ce maître américain de la glace, de l’eau et du verre utilise leurs propriétés translucides pour transformer l’expérience visuelle des visiteurs. Il est célèbre pour ses installations ambitieuses fondues dans l’architecture des musées et les paysages des jardins du monde entier. À Atlanta, l’artiste a fait le choix des motifs colorés de ses sculptures inspirées du monde végétal avec les horticulteurs du jardin. Dès lors, il n’est pas étonnant de retrouver parmi elles les formes et les teintes des plantes carnivores comme dans « Carmel and red fiori ». Le jardin botanique a même fait l’acquisition de plusieurs œuvres pour sa collection permanente, dont « Nepenthes Chandelier » accroché dans le hall.

 

Des Sarracenia en papier

Kate Alarcon crée à la main des fleurs et des plantes insolites en papier. L’inspiration pour ses Sarracenia provient d’une petite tourbière de jardin abritant des plantes à urnes, et qui lui rappelle son père. Elle aime la touche dramatique qu’elles ajoutent à ses arrangements. En cherchant une plante fétiche pour incarner son art, elle l’a appelé « The Cobra Lily ». Elle affectionne le côté légèrement effrayant, presque extraterrestre de Darlingtonia, mais elle aime aussi que ce nom commun fasse référence à la fois à l’Arisème et à la plante carnivore, ce qu’elle trouve tout aussi fascinant. Elle adore également l’association du danger et de la délicatesse dans ce nom.